Comprendre la dépression…

 

LaDepression.jpg

LA DÉPRESSION, CE N’EST PAS UN « MAL-ÊTRE » EXISTENTIEL, NI UN « COUP DE DÉPRIME »….

Le fait de se sentir triste, d’être « déprimé », d’avoir des « idées
noires » ou des difficultés à dormir ne veut pas forcément dire que
l’on souffre de dépression. Les moments de cafard, de « blues »,
de doute ou de questionnement font partie de la vie. Au fil du temps
et des événements, chacun de nous expérimente toute une gamme
de sentiments, du plus triste au plus optimiste.
À l’intérieur de cette large palette d’émotions, la tristesse, le découragement
et le désespoir représentent des expériences humaines
normales. Ces variations et ces baisses de l’humeur ne doivent pas
être confondues avec ce qu’éprouve une personne dépressive.

Pour pouvoir parler de dépression, et donc de maladie, il faut :

• que ces perturbations de l’humeur soient multiples et bien caractérisées 

• qu’elles se manifestent de façon (quasi) permanente pendant une période supérieure à deux semaines  

• qu’elles entraînent une gêne importante dans un ou plusieurs domaines de la vie quotidienne (difficulté ou incapacité de se lever, d’aller à son travail, de sortir faire ses courses…).

LA DÉPRESSION, C’EST UNE MALADIE QUI ENTRAÎNE SOUFFRANCES ET GÊNES…

L’état dépressif se caractérise par un changement profond :

• une tristesse inhabituelle, différente d’après les personnes qui souffrent de dépression de la tristesse normale (cette tristesse est particulièrement intense, elle n’est pas « directement » reliée à une cause, rien ne l’apaise, elle se mêle d’angoisse et d’un sentiment de « fatalité ») 

• une perte d’intérêt et de plaisir qui touche tous les domaines de la vie  

• une association de plusieurs symptômes durables qui entravent douloureusement la vie quotidienne.

 

oui

La dépression est une maladie qui peut toucher chacun d’entre nous (quels que soient son âge, son sexe, son niveau social…). Contrairement à certaines idées reçues, elle ne relève ni d’une « fatalité », ni d’une faiblesse de caractère. La volonté seule ne suffit pas pour en sortir, notamment parce que la maladie provoque un sentiment de dévalorisation de soi et des pensées négatives….

Vivre avec une dépression est épuisant, et c’est une bataille constante. La plupart des gens qui n’en souffrent pas semblent oublier que la dépression n’est pas une condition qui disparaît comme par magie.

Même lorsque les gens veulent bien faire en vous demandant si vous allez bien, il y a de grandes chances pour qu’ils ne comprennent pas que la dépression est quelque chose de différent pour tout le monde. La dépression est un peu comme une empreinte digitale, personne d’autre ne pourra avoir la même que vous.

Les différentes formes de dépression :

Les troubles dépressifs sont classés en plusieurs entités : les troubles dépressifs majeurs, les Troubles dysthymiques et les troubles dépressifs non spécifiés.

Le Trouble dépressif majeur est caractérisé par un ou plusieurs Épisodes dépressifs majeurs (une humeur dépressive ou une perte d’intérêt pendant au moins deux semaines associée à au moins quatre autres symptômes de dépression).

Le Trouble dysthymique (dys = dysfonctionnel et thymie = humeur) est caractérisé par une humeur dépressive présente la majeure partie du temps pendant au moins deux ans, associée à des symptômes dépressifs qui ne remplissent pas les critères d’un Épisode dépressif majeur. Il s’agit d’une tendance dépressive, sans qu’il y ait une dépression majeure.

Le Trouble dépressif non spécifique est un trouble de caractère dépressif ne répondant pas aux critères de trouble dépressif majeur, ni de trouble dysthymique. Il peut s’agir par exemple d’un trouble de l’adaptation avec humeur dépressive ou d’un trouble de l’adaptation avec humeur à la fois anxieuse et dépressive.

D’autres termes sont utilisés à côté de cette classification du DSM4 (manuel de classification des troubles mentaux) :

Dépression anxieuse. Aux symptômes habituels de la dépression s’ajoutent une appréhension et une anxiété excessives.

Troubles bipolaires auparavant qualifié de maniacodépression. Ce trouble psychiatrique se caractérise par des périodes de dépression majeure, avec des épisodes maniaques ou hypomaniaques (euphorie exagérée, surexcitation, forme inversée de dépression).

Dépression saisonnière. État dépressif qui se manifeste de façon cyclique, habituellement pendant les quelques mois de l’année où l’ensoleillement est au plus bas.

Dépression du postpartum. Chez 60 % à 80 % des femmes, un état de tristesse, de nervosité et d’anxiété se manifeste dans les jours après l’accouchement. On parle de baby blues qui dure entre un jour et 15 jours. Habituellement, cette humeur négative se résorbe d’elle-même. Cependant, chez 1 femme sur 8, une réelle dépression s’installe immédiatement ou apparaît dans l’année qui suit la naissance.

La dépression suite à un deuil. Dans les semaines suivant la perte d’un être cher, les signes de dépression sont fréquents, et cela fait partie du processus de deuil. Cependant, si ces signes de dépression persistent plus de deux mois, ou s’ils sont très marqués, il faut consulter un spécialiste.

 

oui

 

Voici une sélection de choses que vous ne devriez jamais dire à quelqu’un qui souffre de dépression :

« Tu devrais peut-être aller voir un thérapeute. »

« Tu devrais t’occuper pour penser à autre chose. »

« Tu sais, tu peux choisir d’être heureux. »

« Tu devrais peut-être partir en vacances pour te changer les idées. »

« Est-ce que c’est juste comme quand on est triste… pendant un certain temps ? »

« Est-tu sûr de ne pas avoir simplement eu une mauvaise semaine ? »

« Arrête de sombrer ! »

« Est-ce que tu sors rarement de chez toi ? »

« Tu as besoin de sortir ce soir et de faire la fête. »

« Tu ne vas pas te suicider, n’est-ce pas ? »

« Il faut passer à autre chose ! Ça fait des mois que ça dure. »

« Tu es vraiment égoïste. Beaucoup de gens s’inquiètent pour toi et tu ne le vois même pas. »

« Le toi d’avant me manque. »

« Tu as besoin d’apprendre à t’aimer avant que quelqu’un puisse apprendre à t’aimer. »

« Tu as juste besoin de penser à des choses positives »…..

 

« Pourquoi ne prends-tu pas de médicaments ? »

La décision de prendre des médicaments est quelque chose de très personnel, et ce n’est pas parce quelqu’un est dépressif qu’il ne peut pas prendre une décision éclairée sur les médicaments. Les médicaments provoquent des effets secondaires inquiétants qui préoccupent vraiment les gens.
« C’est juste une phase. »

Je peux vous garantir que tous ceux qui souffrent d’anxiété aimeraient que ce ne soit qu’une phase, mais la dépression ne fonctionne pas comme ça. Comprenez qu’il s’agit parfois d’un problème chronique et la dernière chose dont les gens ont besoin est que vous minimisiez leur problème.
« Il y a pire que toi. »

La dépression est un trouble légitime. Cela n’a rien à voir avec vos sentiments dans votre vie. Les gens qui sont dépressifs sont bien conscients de la situation critique de beaucoup de gens.
« Allons boire un verre ! »

L’alcool ne fera qu’exacerber la dépression. Pourquoi ne pas leur demander ce qu’ils veulent faire au lieu de les encourager à boire….

Comment s’en sortir :

On connaît désormais plusieurs moyens, souvent complémentaires, pour guérir une dépression :

  • traitements médicamenteux ( Les antidépresseurs et les anxiolytiques ne sont pas forcément la seule réponse. )
  • thérapies,
  • médecines douces,
  • ou encore soins longs.

Les psychothérapies sont bien sûr utiles contre la dépression.

La psychothérapie est un des traitements psychologiques de la dépression.

Parmi les psychothérapies, il faut distinguer :

  • la psychanalyse (freudienne ou lacanienne),
  • les approches cognitive-comportementales,
  • les thérapies familiales et systémiques,
  • la Gestalt-thérapie,
  • les thérapies interpersonnelles,
  • la programmation neurolinguistique,
  • l’hypnose éricksonnienne.

Attention ! Toutes ces thérapies ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale : seules les thérapies effectuées avec un médecin psychiatre ou un psychologue agréé sont prises en charge et remboursées.

Chez un médecin psychiatre, le coût moyen de la consultation se situe aux environs de 50 € par séance.

La plupart des thérapeutes, qu’il s’agisse de psychiatres ou non, adaptent leurs tarifs au niveau de vie de leurs patients.

La Sécurité sociale ne rembourse que les thérapies effectuées chez un médecin psychiatre ou psychologue agréé.

Psychothérapie pour guérir une dépression : de 2 à 10 ans

Une psychanalyse ou psychothérapie analytique est un traitement long qui dure en général plusieurs années, de 2 à 10 ans, à raison d’une à deux séances par semaine.

Une psychothérapie a une durée moyenne de 6 mois à 1 an.

Les autres thérapies ont une durée qui s’étale sur une dizaine de séances, pour les thérapies courtes.

Les dépressions dites  » endogènes « , c’est-à-dire qui ne dépendent pas d’événements extérieurs de type deuil ou perte, nécessitent une prise en charge globale, à la fois physique et psychique.

Ils sont alors traités par des médicaments du type :

  • anxiolytiques,
  • somnifères,
  • antidépresseurs,
  • thymorégulateurs,
  • neuroleptiques,
  • lithium.

En prise seule ou associée, ces médicaments sont préconisés pour :

  • libérer les patients de leurs symptômes invalidants,
  • et leur permettre l’accès à une psychothérapie….

 

Les gens qui souffrent de dépression ont simplement besoin de savoir que vous serez là pour eux et que vous serez prêt à les écouter quand ils seront prêts !!!!!

 

depression1.jpg

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s