Je pense trop…..

Capture

Comment éviter de me torturer l’esprit ?

En voilà une question qu’elle est bonne !!!!!

Nous faisons tous de notre mieux pour rester positifs, mais parfois nous pouvons glisser dans un schéma de pensées négatives qui peuvent semer le chaos dans notre vie. 

Capture

Bizarre , c’est surtout la nuit lors d’insomnie !

Lorsque nous sommes préoccupés par un problème, notre « machine à penser » se met souvent à tourner en boucle. C’est comme si un hamster pédalait comme un fou dans notre tête.

Les ruminations qui en découlent peuvent gâcher nos journées et encore plus nos nuits.

C’est une source de stress très fréquente…..

D’où viennent ces ruminations ?

1 – D’où viennent ces ruminations mentales ?

  • Ce sont des pensées qui s’imposent à nous. Elles sont automatiques.  On ne se dit pas « Tiens, je vais me pourrir la vie en ressassant toute la nuit le sale coup que vient de me faire mon chef » ! Le processus se met en route tout seul. Il nous faut souvent macérer un temps assez long dans cet état avant de percevoir que nos pensées nous stressent et sont inutiles.
  • Ce sont des pensées qui tournent en rond, nous « prennent la tête ». On compare souvent notre mental obsédé par des ruminations interminables à un hamster qui tourne sans fin dans sa roue.
    Nos pensées obsédantes sont la plupart du temps décousues et répétitives. Elles sont focalisées sur une situation que nous vivons comme un problème. On essaie de trouver des solutions ou on refait sans fin l’histoire d’une façon qui nous aurait été plus favorable. Et ceci sans conséquence positive sur notre vie réelle. Ruminer n’est pas réfléchir de façon constructive.
  • Ces sont des pensées qui nous éloignent de notre ressenti : plus nous pensons, moins nous ressentons notre corps et nos émotions. Les pensées créent une sorte d’excitation intérieure, nous font « monter » dans la tête…..

 

2 – Conséquences des ruminations mentales :

Une vache couchée ( pardon pour la comparaison ) dans son pré fait remonter et remâche pendant des heures l’herbe qu’elle a avalée. Pour la vache c’est une fonction physiologique essentielle…..

Pour les humains la rumination est habituellement beaucoup moins favorable ! En effet les ruminations mentales :

  • Entretiennent en fait des émotions douloureuses : colère , tristesse , peur ….
  • Créent en boucle d’autres pensées, qui nourrissent d’autres émotions…
  • Entrainent perte d’énergie, insomnie, tension intérieure, problèmes digestifs…
  • Focalisent l’attention sur ce qui est négatif, au détriment d’autres aspects ou projets plus positifs. Il est prouvé que les personnes qui ruminent beaucoup ne retiennent pas les aspects positifs, agréables, de leur vie mais surtout les aspects pénibles, inquiétants ou désagréables.
  • Entretiennent des croyances négatives sur soi, sur les autres et sur le monde.
  • Empêchent d’accéder à de nouvelles solutions car ces pensées sont stéréotypées, non créatrices….

 

3 – Que fait-on spontanément face à nos ruminations ?

  • Soit elles nous submergent :
    • Le mode « Pensée » est branché de façon tellement habituelle qu’on n’a pas nécessairement conscience qu’on est en train de ruminer. On est « dedans », sans distance par rapport à ces mécanismes automatiques. On est plus ou moins submergé par des flots de pensées, la plupart du temps décousues et répétitives, et par des flots d’émotions qui sont entretenues par ces pensées.
    • On peut aussi être comme fasciné par ces pensées, pris par l’espoir qu’à force de ressasser son problème on va trouver la solution miracle !
  • Soit on lutte contre elles :
    • Ou bien on fuit dans des distractions (télé, internet, nourriture, alcool, téléphone…). Le remède est plus ou moins efficace, mais à court terme car les pensées obsédantes trouvent encore et toujours le moyen de se manifester. Ces distractions ont par ailleurs des inconvénients notables.
    • Ou bien on utilise des techniques psychologiques ou spirituelles : pensée positive, méditation, relaxation, sophrologie… Tant mieux si ces remèdes sont efficaces, on peut s’en réjouir. Mais s’ils sont utilisés comme des « cache misère », on observe alors que les pensées obsédantes reviennent et sont plus fortes que ces outils, quelque soit la qualité de ceux ci. En ce qui concerne le sommeil c’est particulièrement fréquent. Alors on se reproche de ne pas pratiquer assez bien, de ne pas avoir assez de volonté, etc…..

Capture.JPG

4 – Pourquoi est ce si difficile de se libérer de ces ruminations mentales ?

1° ) Parce que passer en  mode « Pensée » est une procédure de survie de notre mental

Notre esprit tente par tous les moyens de trouver une solution quand nous vivons une situation qui nous déstabilise.

Passer en  mode « Pensée » nous permet de :

  • Prendre de la distance, nous calmer, gérer la situation de façon plus efficace de sorte de trouver une solution efficace.
  • Échapper à la douleur émotionnelle ou physique.
  • Nous avons pris depuis notre enfance l’habitude de nous couper de certaines émotions quand nous les évaluons comme trop douloureuses, dangereuses ou interdites. C’est une sorte de disjoncteur émotionnel et sensoriel qui nous permet par exemple de rester stoïque au lieu de pleurer ou de hurler quand notre chef nous traite sans respect.
    Le problème est que cette stratégie, parfois indispensable à notre survie et à la vie en société, prend souvent beaucoup trop d’ampleur. La rumination mentale n’est pas efficace et entretient la non-reconnaissance de nos émotions et de nos besoins.

2° ) Parce que, en situation de danger, nous enclenchons automatiquement ce « disjoncteur émotionnel ».

Les conditionnements les plus anciens prennent le dessus lorsque nous sommes stressés et que nous nous sentons en danger, que cela soit subjectif ou objectif. Or notre mental continue à croire que l’essentiel est de :

  • éviter la souffrance,
  • tenter à toutes forces de trouver une solution rapide pour sortir du problème.

Nous avons alors tendance à utiliser inconsciemment les outils thérapeutiques pour fuir nos émotions les plus douloureuse et nos pensées les plus dramatiques. C’est la « fuite dans la guérison ». Nous nous crispons alors dans une attente de résultat, sans avoir conscience que nous continuons à utiliser de façon automatique ce « disjoncteur émotionnel ».

3° ) Parce qu’il s’agit donc de passer consciemment :

  • d’une réaction mentale automatique et répétitive
  • à une stratégie délibérée, qui va permettre de nous ouvrir à un niveau de conscience plus vaste….

 

Voici quelques conseils pour savoir comment arrêter de trop penser et trouver la paix dans l’instant présent :

 1. Acceptez que vous avez un problème en réfléchissant trop

La première étape pour guérir est de reconnaître que vous avez un problème.

Si vous avez l’impression de ne pas pouvoir sortir de votre tête et que trop réfléchir vous empêche de vivre une vie heureuse, de prendre des décisions, de faire avancer les choses ou de créer des liens profonds, alors vous avez un problème

Si vous pratiquez la politique de l’autruche ou que vous niez cette réalité, ça ne fera qu’empirer la situation….

 

2. Pardonnez-vous : notre cerveau est programmé de cette façon :

Une fois que vous avez admis que vous réfléchissez trop, pardonnez-vous, parce que le cerveau est en fait programmé pour une tendance naturelle à trop réfléchir.

 

3. Respirez plus :

Si notre cerveau est programmé dans cette « toile d’araignée interconnectée » où un mauvais événement peut déclencher un raz de marée d’associations négatives de pensées, comment pouvons-nous rompre avec ce schéma ?

La première chose et la plus simple à faire est de RESPIRER…..

Respirer va vous détendre, vous calmer, vous connecter à l’instant présent, et vous relier à la Terre Mère.

Ça paraît tellement simple mais souvent quand notre esprit commence à s’envoler dans la mauvaise direction, nous devenons maniaques et frénétiques quand nous avons besoin de détendre notre corps et notre esprit.

Allongez-vous, prenez une longue inspiration de deux secondes par le nez, et expirez par la bouche pendant quatre secondes.

Ce mode de respiration augmente le taux d’oxygène dans le sang, ce qui peut détendre le corps et calmer la réponse du système surrénal aux pensées obsessionnelles.

Faites-le pendant 10 minutes ou jusqu’à ce que les pensées excessives diminuent….

 

4. Pratiquez la pleine conscience :

Très souvent les personnes qui pensent trop ont beaucoup de mal à vivre dans l’instant présent.

L’instant présent ne reçoit pas l’attention et l’amour qu’il mérite à cause des échecs du passé et de la peur de l’avenir.

Certaines stratégies peuvent vous aider à calmer votre esprit et vous relier à l’instant présent, comme la respiration, parler moins, faire des efforts physiques et d’autres activités qui aident à rediriger l’attention et à amener dans un état d’énergie circulaire.

Mais l’une des meilleures choses à faire est de pratiquer la pleine conscience, une forme de méditation où vous vous concentrez sur le moment présent sans jugement. 

Nous devons être conscient(e)s de nos pensées car nos pensées ont un pouvoir, plus que nous le pensons…..

Ex : Si vous avez constamment peur de perdre votre emploi, vous augmentez réellement la probabilité de vous faire licencier.

De même que si vous avez peur de contracter une maladie mortelle ou une affection : plus vous envoyez d’énergie dans cette direction, plus vous avez de chances de donner inconsciemment la permission à votre corps de manifester cette affection….. 

Vous voulez créer une vie heureuse, trouver la paix dans l’instant présent ? 

Créer une réalité en étant conscient(e) et présent(e) dans vos pensées….

Sinon si vous continuez à trop réfléchir et à être obsédé(e) par les événements négatifs, vous créez une vie d’inquiétudes et de négativité…..

Le choix vous appartient ! 

Facile à dire allez – vous me dire !!!!

Capture

Plus vous pensez, moins vous ressentez.
Plus vous ressentez, moins vous pensez.

Il faut nous reconnecter à notre ressenti, tant émotionnel que corporel !!!!

S’engager de façon consciente dans une action du quotidien :

  • Effectuer des tâches ménagères : repasser, cuisiner, bricoler… en restant connecté le plus possible à chacun de vos gestes. Vous pouvez vous aider à rester dans cette pleine conscience en nommant chacun de vos gestes : je prends le fer à repasser, je sens son poids, je le pose sur le vêtement à repasser, j’étire doucement ce vêtement de l’autre main…
  • Danser, marcher, chanter, faire du sport… en respirant consciemment tout au long de votre activité et en amenant régulièrement votre attention dans vos pieds pour sentir votre ancrage à la terre.

 

Quand ces techniques ne suffisent pas…

Il arrive souvent que l’embellie soit de courte durée….

La limite des « outils » ci-dessus tient au fait qu’on les utilise souvent pour gommer nos états intérieurs. C’est une sorte de « zapping » psychique qu’on réalise alors !

Pour trouver durablement la paix, il est nécessaire de prendre conscience du message véhiculé par ses pensées intrusives, de se connecter à la profondeur de son être.

Sinon, ce qui n’est pas entendu en soi va continuer à se manifester, les ruminations vont reprendre de plus belle !!!!

Capture

La mauvaise nouvelle, c’est que ces approches demandent un peu de temps, d’attention et de régularité dans la pratique…

La bonne nouvelle c’est qu’il est possible, à ce prix, de retrouver le calme intérieur et de développer en même temps confiance et joie de vivre…..

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s